lundi 15 septembre 2014

Netflix en France : la déception des internautes

La plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD), qui a été mise en ligne en France à minuit aujourd’hui, a fait quelques heureux, mais aussi de nombreux déçus.

Voilà des semaines que les médias français multiplient les papiers pour annoncer le lancement de la version française de la plateforme de vidéo à la demande par abonnement américaine. C’est chose faite : Netflix.fr a été mis en ligne lundi 15 septembre à minuit.

Malgré toutes les précisions, descriptions et avertissements (peut-être quela “révolution” tant attendue n’aura pas lieu ?), certains internautes ont été surpris de découvrir que le catalogue du géant américain en France n’était pas (encore) très fourni. Rodolphe Belmer, le directeur général du groupe Canal + (qui a lancé récemment sa concurrente à Netflix, CanalPlay), a d’ailleurs insisté sur ce point ce matin sur France Inter : “Netflix propose 2950 heures de séries, CanalPlay 3800“.

En tête des déceptions, l’absence de la série House of Cards fait beaucoup de bruit. Pourtant, Canal+ avait bien annoncé il y a deux jours que la chaîne allait diffuser la troisième saison de la série politique avec Kevin Spacey et Robin Wright, rappelant qu’elle disposait des droits de diffusion du programme en France.

Un comble en apparence, puisqu’une grande partie de la publicité que l’on fait à Netflix repose sur ses contenus originaux. Pourtant, c’est ainsi que fonctionne l’achat de fiction en France. Netflix a, par exemple, dû racheter les droits de sa propre série Orange is the new black afin de pouvoir la diffuser en exclusivité sur sa plateforme française.

A l’inverse, la multinationale qui fournit un service de vidéo à la demande par abonnement n’a jamais caché qu’elle allait respecter la loi française sur la chronologie des médias. Cela signifie qu’il n’y aura pas de films de moins de 3 ans disponibles sur la plateforme.

Le site français Vodkaster, qui permet d’acheter ou d’échanger des films et séries entre particuliers, en a pourtant profité pour se moquer de la vieillesse des contenus de Netflix en lançant Notflix.fr, qui répertorie tous les films récents qui ne seront pas disponibles sur Netflix.fr.

Netflix arrive en France, tarifs, contenu, fonctionnement

C'est l'heure. Les acteurs majeurs de l'audiovisuel hexagonale se rongent les sangs, les assoiffés de contenu vidéo trépignent : Netflix débarque enfin France. Mais qu'en est-il réellement de l'offre du géant de la SVOD et est-ce vraiment le rouleau compresseur qui va changer la donne tant annoncé ? Réponses.

L'offre tarifaire de Netflix pour la France est similaire à celle de nos voisins européens déjà envahis par ce pourvoyeur de vidéos et se compose comme suit :
 
  • 7,99 euros/mois pour un accès sur 1 appareil en SD
  • 8,99 euros/mois pour un accès sur 2 appareils en simultané et HD
  • 11,99 euros/mois pour un accès sur 4 appareils en simultané, en HD + définition 4K sur les programmes disponibles

Dès l'ouverture des vannes en cette nuit du 15 septembre 2014, Netflix devient accessible en direct ou via application dédiée sur iOS, Android, Apple TV, sur un navigateur web via le site dédié, la clé Google Chromecast, les consoles de jeuPlayStation 3 et PS4 ainsi que les Xbox 360 et Xbox One. Les téléviseurs connectés à Internet sont eux aussi concernés et la plupart des marques proposent directement pour le lancement (ou le proposeront très vite après) la petite application Netflix dans leurs SmartTV... puisqu'elles le font déjà dans des pays où le service est disponible. Plusieurs marques de TV proposaient d'ailleurs déjà depuis plusieurs jours l'application dans leurs produits compatibles, mais sans véritable accès, en attendant l'activation.

Il est désormais avéré et confirmé que Netflix respectera scrupuleusement la chronologie des médias, qui oblige les services de VoD par abonnement à attendre 36 mois après sa sortie cinéma avant de placer un film dans leur catalogue. Un délai qui pourrait être prochainement raccourci à 22 mois – soit en moyenne 3 à 4 mois après une diffusion ou multi-diffusion en exclusivité sur Canal+, TF1 voire France Télévisions.
Reste tout de même à voir jusqu'où ira le catalogue filmique de Netflix. Car il est possible d'être facilement attirant si l'on propose des longs métrages, certes, de plus de 3 ans, mais encore faut-il proposer un choix très large et le plus complet possible. Or, le catalogue cinéma du service sur le sol nord-américain est déjà légèrement décevant d'après ses utilisateurs. Une chose est sûre, la France hérite une offre sensiblement similaire en termes d'enthousiasme. Il y a à boire et à manger, mais le concept de "binge watching" (s'enfiler une saga filmique ou des saisons entières de série d'une traite) s'applique très peu aux longs métrages. Par exemple, pour Terminator, Netflix ne propose que le premier opus et le dernier en date Terminator : Salvation ; même chose avec Robocop où seul le premier est présent (ce n'est pas forcément un mal, cependant), tandis que pour Mission : Impossible, le seul 3e film à droit aux honneurs de Netflix. Les fans de Rocky seront aux anges : toute la saga est là. Et c'est bien l'une des seules complètes, mais cela peut parfois être imputé à la chronologie des médias.

Côté nouvelles séries et programmes exclusifs, Netflix débarque dans nos contrées avec Orange is the New Black, BoJack Horseman, Penny Dreadful, Hemlock Grove, New Girl, Fargo, Dracula, From Dusk Till Down (adaptation en série du film plus connu en France sous le nom Une nuit en Enfer) ou encore Pretty Little Liars. La plupart de ces séries proviennent de chaînes nord-américaines dont Netflix dispose des droits de diffusion à l'étranger. Viendront s'ajouter de prochaines séries en cours de développement comme Marco Polo ou Daredevil.
Du côté des rediffusions de séries connues, parfois en intégralité, on retrouve Breaking Bad, Sherlock ainsi que Dexter, Doctor Who, Homeland, The Killing ou encore American Horror Story. Quant aux programmes d'autres grandes chaînes payantes US comme HBO (Game of Thrones, The Leftovers, True Detective...), c'est peines perdues puisque les droits sont répartis entre OCS et Canal+.

C'est bien là tout le problème de l'allégorie du buffet, dont Netflix est très au fait. La firme a laissé faire sa communication incontrôlée, nourrie par les désirs des médias étrangers et fans en devenir d'obtenir 100 % de ce que peut offrir Netflix, créant avant même son lancement l'idée d'un gigantesque buffet « à l'américaine ». Mais les différents contextes contractuels, techniques, législatifs ou politiques changent la donne : en France, nous n'avons accès qu'à une partie de cette grande cène multimédia quand les Nord-Américains, eux, se gavent de contenus aux yeux de tous.

Voilà toute la gymnastique dont Netflix devra s'acquitter en France. Une chose est sûre, par la seule ombre de son arrivée, Netflix a déjà fait bouger les lignes des offres de ses futurs concurrents, avec un effet bénéfique pour les abonnés. Et c'est déjà ça de pris.

lire tout les détail: 


Six nouvelles chaînes TNT arrivent le 23 septembre à Ariège

À compter du 23 septembre, six nouvelles chaînes de la TNT, gratuites et en haute définition, seront accessibles par les téléspectateurs ariégeois. L'opération se fera en deux temps : la première phase concernera le sud-est du département et une partie du Couserans ; la seconde, prévue en octobre, s'étendra à toute l'Ariège.
Seuls, à ce jour, ceux qui regardent la télévision via leur fournisseur d'accès à Internet, le satellite ou le câble ont accès à l'intégralité des chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT). Les détenteurs d'une simple antenne râteau n'ont accès qu'à dix-neuf programmes. Mais cela devrait changer à compter du 23 septembre prochain.
Ce jour-là, en effet, six nouvelles chaînes (lire encadré) vont faire leur apparition sur les petits écrans. Elles seront visibles dès le début de matinée, après que l'émetteur principal de Tarascon-sur-Ariège, situé au lieu-dit «Touassomalo», et des réémetteurs disséminés sur le territoire seront configurés par le conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et les diffuseurs. Soit, au total, une trentaine d'appareils, auxquels vont s'ajouter les trente-cinq sur lesquels le conseil général va intervenir.
Une nécessité afin d'éviter les «zones blanches». «Les trente appareils équipés par le CSA et les diffuseurs ne permettent pas de couvrir toutes les zones du département, y compris certaines assez peuplées comme Varilhes, les vallées d'Ax ou Castillon», explique la collectivité. Celle-ci va donc, comme en 2011 lorsque la TNT avait fait son apparition en Ariège, mettre la main à la poche à hauteur de 270 000 € afin que personne ne soit lésé.

Le CSA veut lancer la RNT à Strasbourg et Lille

Selon les informations que SATMAG a obtenu, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) souhaiterait pouvoir lancer la RNT (Radio Numérique Terrestre) dans de nouvelles zones. Après Paris, Nice et Marseille, la RNT pourrait prochainement être disponible à Lille mais également à Strasbourg.

Alors que la Radio Numérique Terrestre connaît un développement soutenu dans plusieurs pays européens (lire ICI) le Conseil supérieur de l'audiovisuel doit, cet automne, publier un rapport dans lequel il proposera notamment des orientations pour l’avenir de la RNT en France.

Puis, assez rapidement, le CSA devrait proposer de lancer la RNT dans de nouvelle zones, notamment sur des territoires frontaliers, où le développement des fréquences la FM n'est pas possible.

http://www.satmag.net/

dimanche 14 septembre 2014

Le succès des webradios de NRJ

220 webradios pour plus de 33 millions d’écoutes actives. Peut-on dès lors parler de rentabilité ? Et surtout, monétiser cette audience digitale ? C'est la question posée à Kevin Benharrats, le directeur délégué des activités commerciales et du développement numérique au sein de NRJ Group.


"Ce n'est pas encore rentable au sens propre mais j'ai bon espoir dans le sens où c'est un média qui devient "lourd". Nous étions au moins à l'équilibre l'année dernière et je pense que cela va devenir rentable cette année. Nous sommes le numéro un, c'est considérable. Nous avons de plus en plus de savoir-faire. Nous avons même créé de vraies radios avec des animateurs pour les plus grosses et nous commence à avoir une économie autour de cela" a indiqué Kevin Benharrats à La Lettre Pro de la Radio hier matin lors de la conférence de presse de rentrée de NRJ Group.
http://www.satmag.net/

samedi 13 septembre 2014

un nouveau bouquet TV gratuit en Afrique

La société iSAT Africa vient s'associer à Eutelsat pour lancer un bouquet sans abonnement, diffusé en clair au Kenya ou en Afrique de l'Est via le satellite Eutelsat 70B.

Composé de chaînes africaines et internationales, ce bouquet servira à alimenter les têtes de réseaux numériques et les foyers équipés en réception satellite ou à accélérer ainsi le passage au tout numérique dans la région puisque se destinant en premier lieu aux foyers situés à l’écart des réseaux terrestres.

Les premières chaînes, en particulier Family TV ou K24, ont été lancées pour iSAT le 1er septembre dernier. Elles sont multiplexées dans une plateforme en DVB-S2 depuis le téléport d’iSAT qui se trouve à Nairobi, ou distribuées pour satellite via Eutelsat 70B. Les foyers équipés pour la réception directe peuvent capter les chaînes sans abonnement, à l’aide d’une antenne de 90 cm maximum ou d’un decodeur numérique standard acheté dans le commerce.

jeudi 11 septembre 2014

Canal+ s’estime bien armé avec CanalPlay contre Netflix

 
 

L’offre de vidéo à la demande par abonnement du groupe Canal+ compte 520.000 abonnés trois ans après son lancement. Elle mise sur une forte éditorialisation.

  Même pas peur. Canal+ affiche sa sérénité avant l’arrivée de l’américain Netflix en France, prévue pour lundi prochain. Créé il y a trois ans, CanalPlay, son service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD), compte aujourd’hui 520.000 abonnés. Selon Manuel Alduy, directeur de la division «?OTT?» chez Canal+ (et ancien directeur du cinéma du groupe), le buzz autour de l’arrivée du géant américain a attiré l’attention du public sur la SVOD et suscité des abonnements : CanalPlay a recruté autant d’abonnés au cours des six derniers mois (200.000) qu’au cours de toute l’année dernière.

  
L’arrivée d’acteurs internationaux nous donne une nouvelle dimension?», a-t-il estimé hier au cours d’une conférence de presse. Pour la rentrée, CanalPlay lance une campagne de communication avec un John Malkovich déguisé en vampire en guest star de son spot publicitaire.

Distribution optimale


 Il n’empêche. Canal+ se prépare très sérieusement à l’arrivée de Netflix. Ses armes sont nombreuses. CanalPlay bénéficie d’abord d’une distribution optimale, puisqu'il est disponible sur l’ensemble des box des fournisseurs d’accès à Internet (Free, SFR, Numericable, Orange).

L’avantage est de taille : selon Manuel Alduy, 80 % des abonnements se font par ce biais. Netflix n’aura pas cet avantage au départ, n’étant référencé sur aucune box. Sur le plan des programmes proposés, CanalPlay affiche 2.000 films et 1.200 séries au compteur, sans compter une offre très riche à destination des enfants et une rubrique «?adulte?» que ne propose pas l’américain.

Un contrat avec la chaîne américaine HBO pour avoir accès à ses séries a été opportunément signé par CanalPlay juste avant le lancement de Netflix. Par ailleurs, si Netflix fait de son moteur de recommandation un point fort de son offre, CanalPlay insiste de son côté sur la forte éditorialisation de la sienne. L’abonné peut également avoir des propositions de films et de séries personnalisées.

Le discours est martelé : CanalPlay est donc parfaitement taillé pour résister à la déferlante américaine et à son immense puissance de feu marketing. De plus, vendue 8 ou 10 euros par mois, CanalPlay ne cannibalise pas ses grandes soeurs, Canal+ et CanalSat, vendues beaucoup plus cher.

«?L’immense majorité des abonnés à CanalPlay ne le sont pas à une offre de Canal+.CanalPlay a été lancée pour toucher un nouveau public et le pari a été réussi dès la première année?», estime Manuel Alduy. En clair, CanalPlay est vue comme une offre alternative basée sur l’inédit, tandis que Canal+ est fondée sur l’exclusivité (sport, cinéma et séries) et CanalSat sur l’abondance et la diversité.


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